Un ami est celui-là qui est là lorsqu’on a besoin de lui, dans des moments de réjouissance comme dans des moments de tristesse ; qui nous écoute sans juger ; qui nous comprends sans demander des explications ; qui nous épaule lorsque tout le monde nous a tourné le dos ; bref, un ami est celui qui nous assiste et nous soutient en toute circonstance.

Cependant, il existe des bons et des mauvais amis, et nous ne sommes malheureusement pas toujours capables de les distinguer. C’est ainsi que nous sommes parfois sujet à des situations malencontreuses telles que trahison, abus de confiance, sabotage, etc.

Tout de même il va sans dire que les amis sincères existent vraiment, il suffit de bien les chercher ou d’avoir assez de discernement pour les distinguer. Quelle est donc cette personne dans votre vie que vous qualifieriez d’ami ? Existe-t-il vraiment une personne dans votre entourage qui remplit tous les critères citées en début de propos sans la moindre faille ? Si vos réponses à ces deux interrogations sont positives, alors je vous suggère d’interrompre la lecture de cet article tout de suite. Dans le cas contraire, permettez-moi de vous présenter ma vision de la question.

Tel que je l’ai décrit dans mon préambule, on comprend donc que ce que l’on attend d’un ami c’est qu’il soit parfait. Or nous le savons tous, « Nul n’est parfait ici-bas, le soleil lui-même a ses tâches» comme le dit si bien un proverbe indien. Alors, comment trouver cette personne avec qui fonder cette belle amitié solide dont on a tant besoin ? La réponse pour moi est tellement simple et évidente qu’il n’est nulle raison de continuer à chercher.

Un dicton populaire affirme qu’ « on n’est mieux servi que par soi-même ». Je partage cet avis. En effet, attendre des autres qu’ils soient comme on les imagine est une bataille perdue d’avance. Il vaudrait donc mieux orienter cette bataille vers soi : trouver un moyen de découvrir en nous des éléments sous-jacents de l’amitié. Cette démarche est possible dans la mesure où autrui est mon alter ego, c’est-à-dire l’autre moi. Cependant, autrui étant l’autre moi qui n’est pas moi, je ne peux pas le contrôler ni lui dicter sa conduite à mon endroit. De ce fait, au lieu de gaspiller mon temps et mon énergie à chercher chez autrui l’expression de cette amitié catalyseur de mon bonheur, il vaudrait mieux pour moi que je m’engage plutôt dans une quête de soi, parcours au cours duquel je trouverai en moi des ressources nécessaires pour fonder une belle amitié solide avec moi-même. Moi étant mon véritable et meilleur ami, il n’y aura donc pas de place pour la déception, l’hypocrisie, l’incompréhension, et tout autre fléau conséquence d’une amitié non sincère.

Mon point de vue est donc simple et sans équivoque, je suis mon véritable ami.

 

 
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