Dans l’une de ses chansons intitulée « Ma liberté de penser », Florent Pagny, artiste musicien français, dit quitte à tout lui prendre, prenez lui tout mais vous n’aurez pas sa liberté de penser. Une chanson écrite par Lionel Florence.

Selon Wikipédia, « La liberté de pensée est le droit que possède tout individu de déterminer lui-même le contenu de ses représentations intellectuelles, morales, politiques et religieuses. […] Cette liberté a deux aspects. D'une part la liberté absolue d'avoir des convictions et des croyances (aspect interne), d'autre part la liberté relative de manifester ses convictions et croyances (aspect externe). » 

Cette définition met en exergue deux aspects de la liberté de penser : l’aspect interne qui revient à définir ou identifier ses convictions et l’aspect externe qui consiste à les manifester. L’aspect qui nous intéresse dans le présent article est l’aspect interne.

Préserver sa liberté de penser consisterait à savoir qui nous sommes, nos objectifs dans la vie, nos convictions et nos croyances. A cela se pose un obstacle appelé autrui. Dans le sens où « l’homme est un loup pour l’homme », pour nous anéantir, autrui s’attaque d’abord à notre pensée. Il est conscient qu’une fois celle-ci conquise, nous sommes vulnérables. Car il est très aisé d’imposer des convictions et des croyances à celui qui n’en a aucune. A cet effet, comment préserver notre liberté de penser afin de ne point être victime des manigances d’autrui ?

Une fois que vous avez découvert qui vous êtes, la raison pour laquelle vous vivez et les convictions sur lesquelles repose votre système de pensée, ne donnez pas l'accès à autrui à votre mental ou pensée. Ne laissez pas les autres définir votre identité. Focalisez-vous sur l'identité que vous vous êtes forgée et que vous continuez de vous forger grâce à vos diverses expériences. Comme je l’ai dit dans l’article Je suis ce que j'entends, votre pensée est votre trésor, préservez la jalousement. Ne laissez pas n'importe quoi y pénétrer de peur que le trésor ne se détériore. 

Face à l'épreuve, vous sembleriez déconcertés et vous seriez tentés de vous laisser distraire par les discours mensongers d’autrui, mais si vous savez qui vous êtes et quelles sont vos convictions, il vous sera facile de  vous ressaisir. J’utilise ici l’expression « discours mensongers » car personne ne peut mieux vous connaître que vous-même. Personne n’est même censé mieux vous connaître que vous-même. De ce fait, tout discours d’autrui sur votre personne ne faisant pas l’objet de votre approbation est un discours mensonger ; n’y prêtez donc aucune attention. Vous disposez d’un cerveau et de la raison servez-vous en pour vous découvrir, découvrir vos passions, vos aspirations et vos convictions, déterminez vous-même le contenu de vos représentations intellectuelles, morales, politiques et religieuses.

Selon moi la clé pour préserver sa liberté de penser c’est d’être conscient que nous sommes un sujet pensant. Et en tant que sujet pensant, nous avons la responsabilité voir le devoir de surveiller notre pensée. Celui qui perd sa liberté de pensée perd sa valeur d’Homme, sa valeur de sujet pensant. 

 

 

 

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