Lors d’une de mes nombreuses lectures de citations à caractère philosophique, je suis tombée sur un auteur qui m’a éblouie à travers ses dires.Je me suis carrément réjouie d’avoir lu une phrase qui formulait exactement ce qui était présent dans mon esprit, mais que mon intellect avait de la peine à formuler avec des mots. 

La citation de cet auteur au nom de Tahar Ben Jelloun (écrivain poète et peintre franco-marocain) éveilla en moi un tel émerveillement que j’ai décidé de la commenter dans le présent article. J’avoue ne pas avoir encore lu l’ouvrage (Partir (2006)) dans lequel figure cette citation. Par conséquent, mon commentaire se désolidarise de la pensée réelle de l’auteur lorsqu’il écrivait cet ouvrage. Comme je l’ai précisé plus haut c’est la citation qui heurta mon chemin et non l’ouvrage.

En des termes fidèles voici ce que déclara le fameux Tahar Ben Jelloun : « Vous savez, il vaut mieux partir du principe que l'homme est bon, s'il se révèle mauvais, c'est lui qui se fait mal. C'est une question de sagesse. »

En effet, il vaut mieux vivre avec la pensée, je dirai même la conviction, selon laquelle l’Homme est bon. Beaucoup qualifieraient cela de naïveté, mais moi, tout comme Tahar Ben Jelloun, qualifie cela de sagesse. En réalité, cette pensée dans laquelle je me conforte me fait plus de bien à moi qu’à une toute autre personne. Ceci dans une optique selon laquelle je vis pour moi et non pour autrui. Ainsi, penser qu’autrui est mauvais et a la capacité de me faire du mal, me plonge dans une crainte permanente qui m’empêche de jouir de la vie et de ce qu’elle a de beau à m’offrir. En peu de mots, voir autrui comme une menace c’est se gâcher la vie.

A présent, ma question est la suivante : Qui aimerait se gâcher la vie soi-même ? Ou alors qui n’aimerait pas jouir pleinement de sa vie sans jamais se soucier de quoi que ce soit ? Il est bien vrai que la vie entraîne toujours vers nous des soucis de toute sorte dont il est difficile de s’en débarrasser (parfois il faut vivre avec) mais je suis d’avis que la crainte d’autrui ou la perception de l’autre en tant qu’être essentiellement mauvais et donc une menace pour mon bien-être, ne doit pas faire partie de ces soucis. La maladie est réelle, la souffrance est réelle, la pauvreté est réelle, mais le bonheur aussi est réel. Et si ce bonheur prenait la forme du principe selon lequel l’Homme est bon lui diriez-vous non ? Lui fermeriez-vous la porte de votre vie ?

Pour moi, (je ne le dirai jamais assez) « l’Homme est bon, et s’il se révèle mauvais, c’est lui qui se fait du mal. » Oui en réalité, tout comme la haine est une gangrène pour le haineux, le mal est un cancer pour celui qui le commet. Mes qualités font de moi une personne attirante et épanouie, mes défauts font de moi une personne repoussante et aigrie. Je suis le seul responsable et bénéficiaire des portées de mes actes. Ne laissez pas les défauts des autres vous gâcher la vie, partez du principe selon lequel tout être humain est bon : Ce n’est pas de la naïveté, c’est de la sagesse.

 

Comments powered by CComment