Que ce soit en couple, en famille ou en communauté, vivre ensemble n’a pas toujours été une chose évidente. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le taux de divorce dans le monde va de plus en plus croissant, on assiste de plus en plus aux scènes de trahison en amitié.

Si l’attirance physique est un facteur majeur pour solliciter la compagnie d’un tiers, il n’en demeure pas moins qu’il faut plus que cette attirance physique pour garder une relation humaine à laquelle on tient vraiment. Pour moi, en plus des autres facteurs tels que la loyauté, la charité, la sympathie, etc., le facteur fondamental nécessaire pour faire durer une relation voire la rendre atemporelle, c’est la tolérance. J’irai même jusqu’à dire que c’est là le secret du vivre ensemble.

La tolérance devient un principe difficile à appliquer lorsqu’on a affaire une personne autre qu’un membre de sa famille. Il est plus facile pour un parent de tolérer le caractère de son enfant que de tolérer celui de son/sa conjoint(e). Il est plus facile pour un frère de tolérer le caractère de sa sœur que celui d’un(e) ami(e) et vice versa. Ceci peut être expliqué par le fait que lorsqu’une personne ne fait pas partie de notre famille, on la considère tout de suite comme un étranger. Ceci étant naturel à la base, nous ne devons pas nous limiter sur ce sentiment d’étrangéité pour nous cambrer et fermer la porte à autrui ; vu que nous sommes dans une certaine mesure contraints de vivre ensemble.

Pourquoi est-il si difficile de tolérer l’autre ? Pourquoi les différences d’autrui sont-elles un problème pour moi ? Le fait qu’autrui soit différent de moi représente-t-il une menace pour moi ? Si oui, en quoi ? Si non, alors pourquoi ne pas briser la glace et pratiquer la tolérance ?

Peut-être j’aurai dû commencer cet article en définissant ce que c’est que la tolérance. Alors la tolérance selon Google, est l’ « Attitude qui consiste à admettre chez autrui une manière de penser ou d'agir différente de celle qu'on adopte soi-même ; fait de respecter la liberté d'autrui en matière d'opinions. » Selon Wikipédia, elle désigne « la capacité à permettre ce que l'on désapprouve, c'est-à-dire ce que l'on devrait normalement refuser. » À partir de ces deux définitions, nous comprenons donc ce que c’est que la tolérance. Revenons à présent aux interrogations du paragraphe précédent. Je préconise à travers cet article que chacun prenne la peine de s’interroger de cette manière et pourquoi pas aller plus loin ; ces interrogations n’étant que la genèse d’une démarche en vue de pratiquer la tolérance envers les autres.

Prenons un instant et tournons le regard vers le passé, ces relations qui se sont conclues en séparation alors que nous y tenions vraiment, et posons-nous la question à savoir ce qui se serait passé si on avait toléré l’autre ou alors si l’autre nous avait toléré. Bien évidemment il se pourrait que notre esprit ne trouve pas la réponse exacte, mais au moins cette démarche nous permettrait de changer d’attitude pour un avenir meilleur. Nul ne détient le monopole du savoir, alors avant de rejeter totalement une manière de penser ou d’agir chez autrui, essayons tout d’abord d’être tolérant envers lui et observons-en les bienfaits. Car comme l’a si bien dit Gandhi, Homme politique, Philosophe, Révolutionnaire (1869 - 1948) « La règle d'or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu'une partie de la vérité et sous des angles différents. »

 

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