La peur est un sentiment redoutable en ceci que le vaincre nécessite beaucoup d’efforts et je dirai même beaucoup d’acharnement. Impossible de l’ignorer car une fois qu’elle nous envahit, on a le sentiment d’être dans une prison. Nos pensées sont limitées,

et par ricochet, nos actions le sont aussi. Je viens à travers cet article proposer une démarche pour vaincre la peur. Mais avant je tiens à préciser que cette démarche n’est efficace que lorsqu’on ressent le besoin pressant d’identifier ses peurs, de les affronter, pour ensuite les vaincre.

De prime abord, le courage est une étape élémentaire lorsqu’on veut vaincre ses peurs. Je parle ici du courage d’affirmer qu’effectivement face à certaines circonstances on ressent une certaine crainte. Cette affirmation mènera à l’identification, qui à son tour aboutira à un désir de vaincre le sentiment « virus ». Une fois le désir présent, il est temps de se poser la bonne question : Pourquoi ai-je peur ?

Selon moi, c’est l’ignorance qui nourrit la peur en nous. La peur, qui à la base est un sentiment naturel, acquiert le statut de « virus » lorsque nous persistons à ignorer qui nous sommes vraiment. Lorsque je connais mon potentiel, je sais ce que je suis capable de réaliser, je connais mes limites, il n’y a aucune possibilité que la peur aie raison de moi. J’ai peur parce que je ne sais pas qui je suis. J’ai peur parce que je ne sais pas où je vais. J’ai peur parce que je ne sais pas que j’ai assez de ressources en moi pour affronter l’épreuve face à moi. Et vous pouvez compléter la liste… L’exercice ici consiste à trouver les raisons qui justifient ce sentiment qui nous emprisonne. Aussi longtemps que vous resterez ignorants à votre propre sujet, la peur aura toujours raison de vous.

Une fois la question du pourquoi élucidée, celle du comment surgit. Il peut arriver que malgré que nous ayons identifié nos potentiels et nos limites, qu’on ressente toujours de la crainte face aux nouvelles épreuves. Face aux épreuves quotidiennes (celles que nous avons déjà surmontées à maintes reprises), c’est ok nous n’avons plus peur, mais comment réagir face aux nouvelles ? Comment savoir que nous pouvons les vaincre vu qu’on y a jamais été confronté ?

Dans ce cas précis, je dirai qu’avoir le courage de repousser ses limites est capital. Les limites ne sont pas faites pour être contemplées, mais elles sont faites pour être repoussées. C’est dire qu’une fois que j’ai identifié mes limites, je ne croise pas les bras, mais je travaille au quotidien pour les repousser. Et les nouvelles épreuves sont justement faites pour cela : repousser ses limites. Je parle ici de « courage » car il en faut pour sortir de sa zone de confort. Et nous le savons, sortir de sa zone de confort n’a rien de plaisant. Mais je suis convaincue d’une chose : si tu n’as pas peur de sortir de ta zone de confort, la peur (que ce soit face à des anciennes ou des nouvelles épreuves) n’aura plus raison de toi.

 

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